L’enfant ne cherche pas le bonheur…il vit la Joie!

Le monde ne respire pas la Joie. Chacun cherche le bonheur. Cruel paradoxe d’une société triste qui s’épuise dans la quête indéfinie des petits bonheurs. Entre ces instants fugaces, la misère semble rappeler chacun à la « réalité » de la vie. « On ne peut quand même pas toujours nager dans le bonheur »…
Pourtant, il existe sur Terre un phénomène énergétique qui semble défier cette loi de la pesanteur encore appelée « tristesse ». L’enfant…Petit Prince qui nous redemande sans cesse: « où sont les hommes?

L’enfant ne cherche pas le bonheur. Et pourtant la Joie est son Univers. Il ne se projette pas dans le futur. Il vit ici et maintenant sans se soucier de ce que demain sera. Cette Joie a de quoi nous déconcerter. Elle semble survenir sans qu’il ne la recherche. En jetant de la peinture sur une toile, il s’émerveille. Lorsque les feuilles parsemées par le vent automnale tourbillonnent il danse avec elles… Un rien lui redonne le sourire. Et sa Joie a souvent le parfum de l’extase. Le bonheur nous paraît si loin, alors qu’il semble si proche de l’enfant. Sa simple disponibilité à ce que lui offre le moment présent lui donne chaque jour de vivre intensément. Son esprit est sain. Il ne connaît pas ou peu la pollution des désirs. Ainsi peut-il voir ce que chaque instant lui propose de vivre. En regardant l’enfant, il est possible de retrouver ce bonheur toujours présent que nous cherchons vainement en poursuivant nos « objectifs » de vie…Et si en oubliant simplement de chercher le bonheur, il devenait plus facile de le trouver…
L’enfant ne cherche pas le bonheur, car pour lui la vie n’a pas de but. Elle est pour lui un voyage sans fin. D’émerveillement en émerveillement…la vie est son chemin…
La vie est extase. Nous l’avons oublié. L’enfant nous le rappelle. L’extase est naturelle. Elle est notre noyau vital. Nous naissons avec…jusqu’à ce que la « sociabilisation » vienne en tarir la source. Car l’extase ne se contrôle pas. Elle a pour fleur la liberté. L’enfant qui la connaît sera toujours un individu libre échappant à l’esclavage normatif. C’est pour cela qu’on tente au plus tôt de priver l’enfant de ses expériences extatiques. Lorsqu’il veut sortir pour s’enivrer de l’air frais ou jouir d’une lumière matinale, on le contraint à rester au « chaud ». Le soir vient. L’été lui offre un ciel étoilé splendide. Il veut le contempler. Mais une voix lui rappelle l’heure du coucher. L’enfant sait jouir de l’instant présent et rentrer en extase. Mais nous le conditionnons rapidement par des règles absurdes qui lui font perdre cet état naturel. Il ne demande pas grand chose. Il vit de l’essentiel. Ce « pas grand chose » nous lui ôtons souvent en faisant prévaloir des normes extérieures. On finit par apprendre à l’enfant à ne pas être heureux. Cela devient petit à petit un objectif inconscient. Sa spontanéité est progressivement détruite. De plus en plus il fait ce que les autres lui demandent. De moins en moins il répond a ses besoins vitaux. Le bonheur lui devient étranger. Mais il devient un être « sociabilisé ». Soumis à des règles et des lois qui ont tout sauf le parfum de la vie.

L’enfant naturel bondit. Il sautille. Il s’immerge dans un jeu ou une activité qu’il choisit librement. De tous ses sens il goûte la vie. Quand un enfant regarde quelque chose, il est totalement absorbé. Ici et maintenant. Ni dans le passé. Ni dans le futur. Lui a le sens de l’éternité. De l’éternel Présent.  Regardez les yeux d’un enfant. Quand il regarde, son être devient un regard. Quand il écoute, on dirait qu’il n’est plus que ses oreilles. Dans un verger, il mange un fruit avec une intensité que nous ne connaissons plus. Il a le sens du goût! En forêt ou sur une plage, il ramasse des cailloux comme si c’étaient des diamants. Ses sens sont vifs. Il est vivant. Son chemin est la vie. La méditation est son état. Ses sens lui ouvrent la sagesse du monde. Ils sont magnifiques lorsqu’ils ne sont pas abîmés par tous les impératifs plus ou moins moraux que nous leur imposons. Impératifs qui ne font que refléter notre peur. Peur de vivre. Peur de vivre intensément. Peur de vivre spontanément. Peur de vivre tout simplement…


La vie n’est pas une philosophie. C’est un mystère. A vivre. Avec toute l’intensité et la folie de l’enfance. L’enfant continue à nous enseigner. La vie ne peut que se vivre: naturellement!
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