Non, pas ça!

« Non, pas ça! »… est THE nouvelle phrase que Grégoire nous fait entendre de temps à autre depuis une quinzaine de jours. Inutile de vous dire que ce genre de remarque vous rend la vie plus difficile, plus pénible, vous êtes parfois au bord de la crise, vous n’avez plus de patience… enfin je crois que vous voyez ce que je veux dire!
Et cela commence le matin (enfin chez nous à ce moment c’est déjà plus tard dans la matinée…) lors de l’habillage. Désormais c’est Grégoire qui décide ce qu’il veut mettre… des joggings plus confortables pour jouer ou des pulls depuis qu’il fait froid il n’en veut point…  il ne veut point de ses chaussons (mais à contrario, il veut les chaussons de son petit frère…)… et puis si vous lui enfiler un t-shirt avec une tache il la pointe du bout des doigts… »non, pas ça! » (et vous dans votre tête vous vous dites aussi: « non, pas çaaaa! ») et puis c’est reparti pour changer de t-shirt.
La même chose pour les couches lavables: nous en avons un bon paquet pour la journée et quelques unes pour la nuit. Depuis un petit bout de temps il ne voudrait mettre que celles pour la nuit, particulièrement une bleue… mais là-dessus je fais l’impasse, comme je n’ai que 4 couches pour la nuit, je ne peux pas les lui mettre en journée..
Lors du petit déjeuner (ou à tout autre moment de la journée) il vous apporte une bouteille de jus de raisin pleine et fermée, et vous essayez de lui faire comprendre que la bouteille qui est déjà sur la table est exactement le même jus… « non, pas ça! » est sa réponse, et vous vous dites qu’il ne comprend pas… mais oh oui, il comprend! Lui il sait très bien que la bouteille sur la table est OUVERTE… mais il veut celle qui est FERMEE… et là vous n’êtes pas loin de démissionner de votre joyeux métier de « mère au foyer »…
Et, quand vous mettez le petit à la sieste, parce que bon, il est fatigué, c’est visible (et vous aussi, c’est peut-être moins visible, mais le besoin de calme est aussi essentiel à votre survie), mais malgré cela vous l’entendez bien-sûr papoter et jouer… lui ne veut pas dormir, c’est niente!
Quand vous ouvrez la chambre en fin d’après midi pour le « libérer », et bien, c’est vous qui laissez sortir d’une voix légèrement aigue « Nooooooooooon, pas çaaaaaaaaaaaaaaa! » et oui, ce petit bonhomme a sorti tous les jouets de ses étagères et les a gentiment mélangés par terre… c’est à vous maintenant de faire « du tri », de « ranger », de « classer »… et tout ça, vous le faites dans un esprit montessorien, hein, avec la concentration et l’enthousiasme que procure « le travail »?!

Vous vivez encore d’autres scènes de « non, pas ça! », lors d’une sortie et que votre choix des chaussures n’est pas le « bon » pour Grégoire, ou lorsque vous êtes dans la boulangerie en demandant du pain tout bête, un « non, pas ça » vous rappelle que votre fils préférerait un pain au chocolat, une sucette ou tout autre chose, mais pas de baguette!

En fin de journée, c’est le Papa qui a droit aux « non, pas ça! » (ou plutôt à « non Papa, çaaa! »)… Le pauvre Papa à peine rentré dans la maison, Grégoire accourt et veut absolument que Papa mette ses chaussons… pas moyen de rester en chaussures de ville chez nous, sauf Grégoire bien-sûr, quand il a décidé de ne pas enlever ses chaussures…
Entre les fois où il ne veut pas manger « ça » ou « ça », les fois où il ne veut pas aller au lit, pas se changer la couche, pas se laisser brosser les dents et, où pour finir, il ne veut pas faire la prière au pieds du petit autel, mais plutôt bien confortablement installé dans son lit, la journée est bien remplie (même sans les) « oh non, pas çaa! »…

Mais la porte de la chambre se ferme, vous êtes enfin sur le chemin de la liberté, d’un seul coup votre humeur fait un virement à 180° et vous êtes toute joyeuse, de bonne humeur et vous lancez à votre mari « et maintenant, on fait quoi? » Lui, est fatigué, pauvre mari! Vous, toute entreprenante vous êtes en forme, vous avez envie de regarder des films, de lire, d’aller au resto (bon, c’est vrai qu’on a déjà mangé, mais quand même!), d’aller vous promener ou de faire toute autre chose agréable…
Une fois, le premiers quarts d’heure passé, votre fatigue reprend à nouveau le dessus et vous vous sentez épuisée, comme votre mari… Cela fut une « belle » journée, alors vous vous couchez finalement certaine que demain sera un meilleur jour… mais en attendant vous allez rêver…de voyager ailleurs qu’en terre d’enfance…

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