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L’importance et la fonction de l’environnement chez Maria Montessori

L’environnement est une des notions fondamentales de la pensée de Maria Montessori. Le concept d’environnement est riche de sens. Il fait d’abord référence aux conditions  particulières d’un milieu vivant. Chaque être vivant ne peut se développer que dans l’environnement qui le lui permet.
Les êtres humains ont la capacité de s’adapter à leur environnement. De ce fait ils y prêtent parfois moins d’attention… En se forçant un peu, on arrive toujours à s’adapter. Pourtant comme tout être vivant, l’être humain ne peut développer ses aptitudes que dans l’environnement adéquat pour se sentir comme un poisson dans l’eau…

A force d’observer les enfants et leur mode d’apprentissage, Maria Montessori a pris conscience de l’importance de l’environnement pour développer leur indépendance. Elle dégagea de ses observations deux caractéristiques psychiques de l’enfant qui lui permirent de concevoir des environnement adaptés à l’éducation des enfants:
  1. L’esprit absorbant dont la spécificité est la faculté d’absorber des informations portées par l’environnement sans effort conscient (exemple de l’apprentissage linguistique)
  2. Les périodes sensibles caractérisées par la fascination intense que porte l’enfant, à un âge précis de sa vie, aux différents domaines physiques, intellectuels et spirituels 

    Maria Montessori montre que l’environnement a une influence considérable sur ces deux caractéristiques fondamentales. Il peut aider l’enfant ou le contrarier. Si l’on veut aider l’enfant à développer une première agilité avec ses mains, il convient par exemple de lui fournir des outils bien dimensionnés.
    L’enfant ne dispose pas d’un milieu qui lui convient, car il vit dans le monde des adultes. Cette disproportion entraîne des conséquences caractéristiques dans la vie de l’enfant d’aujourd’hui. Il semble, pour commencer, qu’en raison de la différence entre sa taille et celle des objets qui l’entourent, l’enfant soit incapable de trouver la moindre relation avec les dits objets et que, par conséquent, il ne puisse atteindre son développement naturel. (…)J’aimerais donner un conseil très simple à toutes les mères: “Laissez vos enfants de trois ou quatre ans se laver et se déshabiller seuls, laissez-les manger seuls en prenant le temps!”. Si nous étions obligés de vivre un seul jour dans les conditions que nous imposons à nos enfants, je pense que nous en serions fortement gênés. Nous serions contraints de gâcher toutes nos énergies pour nous défendre, nous essaierions de le faire en protestant constamment:”Laisse-moi, non, je ne veux pas!” et nous finirions par éclater en sanglots comme le font les enfants faute d’avoir trouvé un autre moyen de défense. Pourtant les mères disent:”Quel enfant capricieux! Il refuse de se lever, ne veut pas se coucher à l’heure dite et n’arrête pas de dire: je ne veux pas, je ne veux pas!
    Mais si dans la maison nous préparons un environnement adapté à la taille de l’enfant, à ses forces et à ses facultés psychiques, et si ensuite nous lui permettons d’y vivre librement, nous aurons fait un grand pas vers la solution de la question de l’éducation en générale, car nous aurons donné à l’enfant l’environnement qui lui convient. (…) Voilà donc deux principes fondamentaux: les meubles doivent êtres légers et disposés de manière à ce que l’enfant puisse les transporter facilement; les tableaux seront accrochés à une hauteur suffisante pour qu’il puisse les regarder à son aise. Nous devons disposer tout le reste avec le même soin, à commencer par les tapis et jusqu’aux plateaux, les assiettes, etc. L’enfant doit être en mesure d’utiliser tout ce qu’il faut pour le rangement de la maison et doit pouvoir faire toutes les petites tâches du quotidien: il doit balayer, brosser les tapis, se laver, s’habiller, etc” (L’enfant dans la famille)
    C’est ainsi que pour répondre aux besoins spécifiques de l’enfant, Maria Montessori a conçu des salles de classe qui y répondent parfaitement (mobilier adapté et matériel spécifique). Cette logique s’est répandu aussi dans les maisons familiales dans lesquelles on s’efforce d’adapter l’environnement aux caractéristiques physiques et psychiques de l’enfant pour accompagner son plein développement. Ainsi l’environnement consiste à choisir un matériel et disposer des choses de telle façon qu’elles deviennent des outils indirects de l’éducation. Pour réaliser cela, l’adulte doit préparer les “outils” correspondant à l’âge et aux besoins de l’enfant.
    En travaillant à la préparation de cet environnement et en observant les enfants dans ce contexte adapté, Maria Montessori a finalement pu découvrir d’autres caractéristiques du comportement de l’enfant restées jusqu’alors inconnues:
    • la constance dans le travail
    • l’obéissance
    • l’ordre
    • le progrès intellectuel
    • la capacité de silence
    • la concentration
    • l’absorption spontanée de la culture
    L’ordre extérieur que présente l’environnement et la façon dont les choses sont disposées permettent à l’enfant une utilisation  optimale de ses facultés. Maria Montessori dit que l’enfant devrait entrer dans la pièce où il travaille en pouvant s’en faire une sorte de représentation photographique afin de pouvoir expérimenter le plaisir de connaître chaque chose et de savoir où elle se trouve.
    Ainsi, la préparation de l’environnement répond à des données scientifiques qui, étant respectées, permettent à l’enfant d’acquérir progressivement l’indépendance à laquelle sa dynamique psychique l’invite profondément.
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