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Introduction aux activités pratiques

L’enfant, les jeux et le travail
L’enfant apprécie le travail. En l’observant attentivement, on peut remarquer qu’il a les mêmes exigences qu’un adulte au travail. Nous voulons un travail intéressant qui ne soit pas une simple occupation. Nous souhaitons être bien formés, être en possession des bons outils, bénéficier d’une ambiance qui favorise la concentration. De la même manière, l’enfant n’accepte pas n’importe quelle activité. Il cherche des activités qui soient signifiantes et qu’il puisse choisir; il compte pouvoir s’appuyer sur un matériel de qualité et un environnement approprié; il attend que l’on respecte son besoin de concentration et que sa progression soit accompagnée. Là où nous voyons un enfant jouer, nous manquons d’observer qu’il ne fait ni plus ni moins que suivre le même process qu’un adulte au travail. L’enfant n’est pas plus joueur que l’adulte…
Lorsque l’on observe l’enfant suite à son travail, on peut remarquer qu’il atteint un niveau de satisfaction personnel que les jeux habituels ne lui assurent pas. Les activités pratiques permettent à l’enfant de développer ses aptitudes personnelles. Elles favorisent le sentiment de confiance et lui font goûter la plénitude du travail accompli. Là où de nombreux jeux excitent l’enfant et l’agitent, les activités pratiques le maintienne dans la joie simple d’une vie de plus en plus indépendante.
Pour Maria Montessori, les activités pratiques doivent s’inscrire dans une découverte de la vraie vie. De ses premières expériences avec les enfants, elle a observé qu’en leur offrant l’opportunité de s’engager à réaliser des tâches ayant un but utile et productif, ils abandonnaient d’eux-même leurs jouets familiers. L’enfant apprécie de pouvoir nettoyer, passer l’éponge, balayer, arroser les fleurs…Toutes les activités que proposent son environnement l’intéresse sous réserve que l’adulte lui en donne un accès proportionné à ses aptitudes. L’enfant n’apprend pas les rudiments de la cuisine sur un magnifique jouet en plastique. En revanche, associé aussi souvent que possible aux préparations culinaires, il aura l’occasion de s’exercer progressivement. On lui apprend très tôt à prendre soin de son environnement et de sa personne.
Maria Montessori et la théorie du travail de l’enfant
La pédagogue s’est intéressé aux problématiques de la motivation interne au travail. Un peu comme certains psychologues elle s’est demandé: quel est le stimulus interne qui motive quelqu’un à travailler? Pourquoi est-il capable de travailler? Comment cette capacité se développe et progresse?
Maria Montessori découvrit lors de ses premières expériences le lien profond et fondamental entre l’enfant et l’environnement. Elle remarqua ainsi que chaque enfant développe une période sensible pour l’environnement, période fondamentale à son développement. Cette “attraction” pour l’environnement, véritable sensitivité intérieure, lui permet de prendre possession des choses dont il a besoin pour se développer. Une impulsion intérieure conduit l’enfant à entendre et à toucher les choses autour de lui pour pénétrer leur secret, les connaître et les aimer. Quand nous prenons le temps d’observer un tout petit enfant, nous pouvons prendre conscience qu’une sorte de guide intérieur invite l’enfant au mouvement pour entrer progressivement en contact avec son environnement. Ce premier contact est assuré par la main. Maria Montessori en parle ainsi: “La main est cet organe, fin et compliqué dans sa structure, qui permet à l’intelligence non seulement de se manifester, mais d’entrer dans une relation spécifique avec son environnement. On peut dire que l’homme prend possession de son environnement avec ses mains qui, guidés par son intelligence, le transforme et ainsi accomplissent leur mission”.
Puisque la main a été l’instrument du développement de l’humanité, les éducateurs lui accorde aujourd’hui une nouvelle considération. La personne se construit par le travail de ses mains. Les mains et le langage sont les instruments de l’intelligence. Ainsi la pédagogie Montessori accorde une grande importance au travail des mains à chaque étape de développement de l’enfant. Elle affirme que l’intelligence de l’enfant qui a atteint un certain stade avec un usage limité de ses mains peut passer une nouvelle étape avec un nouveau niveau d’activités manuelles et que l’enfant qui travaille avec ses mains aura un caractère plus fort.
La fonction des activités pratiques
Les activités pratiques sont les premières activités auxquelles les enfants sont initiés dans le cadre de la pédagogie Montessori. Il s’agit de répondre au plus tôt à ce besoin intérieur d’indépendance et de compétence que l’enfant manifeste dès son plus jeune âge. Ces activités donnent l’opportunité à l’enfant d’essayer de faire ce que les adultes font au quotidien dans leur maison: nettoyage de la maison, habillage, rangement, etc. Elles permettent aussi à l’enfant d’assimiler les habitudes pratiques propres à une culture. Il est donc normal qu’elles ne soient pas exactement les mêmes d’une culture à l’autre.
Puisque le but de ces activités est de permettre à l’enfant de réaliser de réelles expériences de vie, le matériel utilisé doit être constitué de vrais instruments de travail et non de simple jouets d’imitation. 
Ces activités peuvent se résumer à trois types: la manipulation d’objets (différents versées, tenue d’un livre, ouverture de pots, etc); le développement de la personne (attitudes gracieuses, courtoisie, les comportements sociaux, le soin porté à soi-même, etc); et le respect de l’environnement (travaux de maison).
Chacune d’entre elle fera l’objet d’une présentation claire et distincte, pas à pas, qui permettra à l’enfant de la réaliser avec succès. Pour bien les présenter et ne pas brouiller l’esprit de l’enfant, il est est important de les pratiquer correctement au préalable en décomposant chacun de ses mouvements.

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